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 Comme le temps qui passe en prison

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Zhyle
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MessageSujet: Comme le temps qui passe en prison   Mer 3 Mar 2010 - 22:29

La prison, lieu de détention ou sont enfermés les gens ayant commit des méfaits.
La prison, labyrinthe de couloirs et de cellules ou tout espoir semble avoir disparue.
La prison, lieu sombre froid et humide. Lieu ou un jeune déva est enfermé depuis quelques jours pour la participation à un enlèvement… Son plus grand péché ? Son ignorance. La raison de son ignorance ? Ne pas être un enfant désiré.

Lui ? Zhyle, Zhyle Caelistis, retenue captif pendant des siècles en Asmodée, le déva n’a jamais reçue pour seule éducation que celle de la souffrance. Torturé pendant des siècles sans jamais voir la lumière du jour son caractère aurait pourtant due le rendre solitaire et renfermé mais en vérité il devint l’inverse, cherchant désespérément la compagnie des autres comme leur affection et leur protection.

Suite à un évènement auquel il prit part sans avoir une réelle connaissance des notions de bien et de mal, Zhyle se fit arrêter et condamner à 25 décennies de prison. A cette sentence, le jeune déva sombra dans un état de profonde mélancolie ne réagissant presque plus à rien, seul la faim et la fatigue semblait avoir de l’effet sur lui.

Pourtant, un beau jour, une chose inattendue se passa, se tenant devant les barreaux de sa cellule dans des vêtements sales et en piteux états, une petite fille lui rendait visite, illuminant l’instant présent de son sourire joyeux au milieu de son visage sale. De sa voix enfantine elle posait ses questions comme si elle n’attendait aucune réponse en retour, juste comme si elle devait les poser à l’assassin.

«Quelqu’un souhaite t’aider. Il t’observe. Que ferais tu pour sortir d’ici ? Serais tu prêt à renaître ? Serais tu près à ne plus être toi mais un autre ? Serais tu près à démarrer une nouvelle vie pour cette personne ? »

« Oui… »


Entendant cela, le garde présent éclata de rire sous le regard courroucé de l’enfant en lançant qu’on ne pouvait sortir de cette prison que lorsque l’on était libéré et pas avant sauf cas d’exécution. En toute réponse, l’enfant lança alors que le prisonnier aurait disparu plus vite qu’il n’aurait eut le temps de dire « shugo » laissant le jeune déva et le garde derrière elle tandis qu’elle quittait les lieux.

Le lendemain matin, arrivait une lettre pour l’assassin de la part d’une dénommée Lianes Perunes dans laquelle elle disait que, choquée par la vision des traces de tortures sur son corps, elle lui allouait une somme s’élevant à plusieurs millions de kinah pour subir une opération visant à les faire disparaître de son corps et guérir son œil au moment ou il serait enfin libéré.
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Zhyle
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MessageSujet: Re: Comme le temps qui passe en prison   Sam 6 Mar 2010 - 4:41

La prison, lieu de détention ou sont enfermés les gens ayant commit des méfaits. La prison, lieu sombre froid et humide. La prison, labyrinthe de couloirs et de cellules ou tout espoir semble avoir disparu.

Vraiment disparu ? Peut être pas, en effet depuis l’arrivée d’une première lettre d’une certaine Liane Perunes, son amie, le jeune assassin retrouve peu à peu contact avec la réalité, au fur et à mesure que cette personne lui envoie différentes lettres ou, même si le plus souvent elle semble lui parler de tout et de rien mais surtout de sa flamme, elle parle furtivement d’un destin futur qui signifierait un grand changement dans sa vie.

Et c’est ainsi, qu’un beau jour, une fin d’après midi sous une pluie torrentielle, peu de temps avant la relève de la garde de nuit, et pendant un combat dans l’arène faisant rage à coté, une flamme écarlate chargée d’éther passa près de la fenêtre provoquant les hurlements d’une foule impressionnée alors que le bruit d’une arme lourde s’écrasant dans le sol avec le bruit du tonnerre sous les hués du public. Une jeune femme, à la peau mate et à la longue chevelure d’ébène parsemée de mèches décolorées, se présenta à la prison comme étant la fiancée du jeune assassin avec les papiers prouvant son identité officielle et un sac de caprauna dont le garde en saisie une au hasard pour vérifier que c’était bien un fruit et non une arme d’éther, regardant la femme avec jalousie alors que celle-ci était venue pour un prisonnier balafré et non pour lui. Le sergent de la garde lança alors.

Le Garde:« He ben ptit gars, ta charmante amie vient te voir et c’est tout ce que ça te fait ? »

Liane Perunes:« Faut pas lui en vouloir monsieur le garde, mon ami n’a jamais été doué pour exprimer ses sentiments hormis lors de nos échanges d’une nuit enivrante et passionnée passée au solstice d’été. Pas vrai Zyzy ? »

Zhyle:« O-oui… »

Liane Perunes:« Voila un mois que je ne t’ai pas revu mon chéri… »


Et le garde en fut séduit.

Liane Perunes:« De tout temps même l’éternité ne peut empêcher, tel un sablier rempli d’or fin, qui inexorablement s’écoule sans fin ou que nul ne puisse entraver notre chemin. Permettez moi un instant de prendre le temps avec mon amant.»

En accompagnant ses propos, d’un geste à la fois gracieusement sensuel et attendrissant, elle sortie d’un endroit qu’on ne peut nommer, une gemme étincelante et brillante de milles feux prouvant son énorme valeur que seul un fou pourrait la refuser mais que le garde eut la raison d’accepter, ouvrant les portes de la cellule

Le garde n’en fut pas moins malin, car ses ordres étaient pour le moins sans compassion : le couple se mélangea néanmoins avec passion sous les draps, laissant quelque sons transpirer signe d’un partage d’immenses sentiments.

Se complaisant à faire miroiter son reflet dans sa gemme, le garde entendit le bruit retentissant venir de sa relève. Se languissant, il demanda à Liane Perunes de sortir de la cellule, le temps bien trop court, s'était écoulé et l’accompagna jusqu’à la sortie, sourire aux lèvres tandis qu’il laissa la jeune femme repartir vers son doux foyer.

Là, sous une lune éclatante et éclairant les rues de la capitale, une odeur ou se mélangeaient des parfums de liberté, fruités et sucrés lui enivrer ses sens comme baptême à la vie nouvelle qui s’offrait à lui. Du coin de l’œil, une petite fille le ramena à la réalité et l’attira jusqu’à une grille d’égout, les toits leur étant interdit pour le moment à cause d’un ordre donné par la grande inquisitrice, d’une voix guillerette, la petite fille lança.

La petite fille:« Suis moi, la personne pouvant changer ton destin est au bout du chemin. »

Prenant le chemin des docks, ce fut la dernière fois que l’on entendit parler de Zhyle, une mare de sang prenant hélas place à sa dernière position connue d’où émanait une odeur très forte de rat mort, de kikoo en totale décomposition malgré une très légère teinte sucrée que seul les plus fins limiers pourraient déceler.

Pendant ce temps, à la place du jeune assassin, Liane Perunes savait sa vie à terme et paya pour sa rédemption de sa propre vie en croquant la plus empoisonnée des caprauna, ainsi fut sa fin dont nul ne sera jamais l’interrogée.


[HRP : jet de réussite 95, si réussie devant témoins, MP moi sur le forum avec preuve de votre exploit, un indice vous attend.]
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