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 Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)

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Anithia
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MessageSujet: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Lun 15 Fév 2010 - 5:28

HRP/Et bien voilà ma fiche.
Elle n'est pas du tout conventionnelle, cependant vous trouverez toutes les informations nécessaires !
Bonne lecture.

WARNING : Je le précise : je ne sais pas si mon histoire est... gore, violente et donc choquante pour les plus jeunes tête du forum. Erm... Dans le doute, ne lisez pas si vous êtes de nature sensible.
*Zieute sa fiche*
Pour moi elle est sobre... Bref ! /HRP

Le soleil se couche lentement sur l'horizon, baignant la région désertique dans la poudre doré d'une tempête de sable. Les os blanchis passent à une couleur crème moins macabre, les gémissements du vents semblent s'assourdir alors que le ciel s'embrase d'or, de mauve et de rose. Rapidement, les pics rocheux passent d'un rouge brûlant à un ocre paresseux et la nuit prend ses droits sur Elten. Dans le désert, la température chute et la voute sombre dans scintillement d'étoiles. Si jadis de nombreux morts furent compté en ces lieux, il n'en reste que de vagues vestiges.
Le silence aux pieds d'une falaise.
Le vide... plus la moindre créature aux alentours.
Le sable frissonne alors qu'une tâche d'ombre apparaît. Pas plus grosse qu'une pièce de kinah, elle s'étend rapidement à la façon d'une masse gluante, s'accrochant au moindre cailloux ou point solide pour s'étaler encore et encore... Fumante, l'ombre dessine bientôt un cercle aux bords hachurés, palpitants. Vivants.
Soudain, une main pâle surgit au centre de la flaque. Se tendant vers le ciel, elle se crispe vivement et disparaît à nouveau dans un bruit humide. Mais la voilà perçant à nouveau la surface visqueuse, plus proche du bord cette fois. Les doigts s'enfoncent dans le sable, alors qu'une autre main surgit de la vase ténébreuse. La naissance est lente, laborieuse... mais enfin une tignasse noire émerge à son tour, une bouche grande ouverte laissant filer un hurlement de douleur qui s'achève dans un râle. Un torse masculin, une taille élancée puis des hanches étroites rampent sur le sable encore tiède. D'épais filets noirâtre souillent le sol, glissant sur la peau blême.
Enfonçant les coudes dans le sol mouvant, l'homme s'extirpe enfin totalement de la mélasse et reste sur le ventre, étouffant. Son visage est lissé par une ombre épaisse qui se répand en ronce abstraites sur le reste du corps. Se relevant à quatre pattes, l'homme est prit par de violentes secousses et finit par vomir le miasme noir qui éclabousse le sol, frémissant, se hérissant d'épines avant de couler jusqu'à la flaque qui se résorbe lentement... encre rejoignant le grimoire ouvert en sa page centrale. Dans un crissement horrible, l'objet se referme sèchement et devient un simple ouvrage inerte.
A quelques mètres, l'homme se redresse sur les genoux, les ronces dansant autour de lui et le hissant en cette position comme le ferait autant de fils d'une marionnette. Ouvrant la bouche sous son masque d'ombre, il pousse un autre hurlement inhumain. Les ronces s'élèvent vers le ciel, tourbillon malfaisant, répandant autour de lui une distorsion de l'air. Le visage est enfin découvert. Il est jeune, typé asiatique et les yeux ne sont que deux flaques noires d'où s'échappe le miasme. Après une seconde d'immobilité, dans un flash noir... Il n'est plus rien de ce phénomène si ce n'est un corps replié et tremblant et d'un grimoire à la couverture noire.

A la bibliothèque de Sanctum, un jeune homme contemple d'un air sombre les rayonnages. Trouvant enfin ce qu'il recherche, il extrait un ouvrage oublié, délaissé et aux pages abimées par l'usure du temps. Un recueil d'histoires oubliées. Il en tient déjà plusieurs autres sous son autre bras. Retournant d'un pas lent et encore mal assuré vers une table, il se laisse lourdement tomber sur le banc. Feuilletant le premier ouvrage, ce n'est qu'une fois rendu au troisième qu'il trouve ce qu'il désirait. Un vague sourire aux lèvres, il penche la tête sur le côté. Parcourant les pages jaunies, il se plonge dans ses souvenirs oubliés. Murs délabrés du labyrinthe de sa mémoire rongée par les ombres.

Oui... Lawener... Je me souviens de toi.

Citation:
Rapport du Paladin Lawener.
( Page 1/8 )

Beaucoup de passages sont noircis par une censure dont personne ne connait l'origine ni la raison. Le texte en ressort décousu et parfois incompréhensible.
Le document est âgé de plus de 300 ans.

« La troupe du Faucon Céleste accepte la mission de Sanctum quant à la mise à mort du nécromancien Yshuan le Marionnettiste. Il est notre proie désormais. Pas de procès pour une telle ordure. Ce macabre arrogant ne deviendra plus qu'un tas sanglant lorsque nous abattrons sur lui notre divine colère.
Je prends douze de mes meilleurs hommes. Trois Sorcier, Deux Clercs, un Aède, et autant de paladins aguerris que j'ai moi-même formé. Nous nous mettrons en route dès ce soir. Marchant la nuit et dormant le jour. Nous ne pouvons nous permettre le moindre écart. La réputation de ce nécromancien est bien trop grande. Si je n'aime pas ces chiens, je ne ferais l'erreur de les sous-estimer.

[...]

« Ce nécromancien se tenait devant nous ! Et nous avons été incapable d'attaquer. Jamais je n'ai vu être corrompu si puissant et pourtant... aussi jeune. Comment un visage d'ange peut-il posséder autant de vices !? Sa silhouette fine, ses cheveux d'ébène à la longueur vertigineuse... Mais il n'a même pas vingt ans ! Il a l'âge de mon fils. Je sais désormais que je n'éprouverais aucun plaisir à détruire cet enfant. Pauvre ange déchu. Qu'Aïon prenne pitié de son âme ! »


Des cheveux long... ? Oui, je crois me souvenir de cette allure. Ma mère adorait me peigner les cheveux. Je les gardais long pour lui plaire, pour la garder auprès de moi. Moi... l'enfant chétif aux yeux trop doux. Je me pliais à ses caprices pour ne pas être envoyé chez une tante ou... un sinistre inconnu. Ma sœur, mariée à quinze avait ce regard hanté qui me terrorisait. Non, je ne voulais pas disparaître comme ça. Je subissait les désirs extravagants de ma mère, matriarche de notre clan de sorciers et de sorcières. J'avais du potentiel, pourquoi le gâcher avec une fierté et une arrogance qui me coûterait trop cher ?
Ah cette chasse... si amusante les premiers jours. J'adorais que l'on s'occupe de moi... de quelle que façon que ce soit. Si des paladins me courraient après, il me suffirait de les balader dans tout Elyséa. Ma réputation se répandrait comme une traîné de poudre dans le sillon de leur passage. Les Ombres me favoriseraient pour avoir ridiculisé ces pantins de Sanctum. Mais... La traque acharnée. Cette chasse dont j'étais le renard. Revenant sur mes pas, tournant et retournant ma piste... je les rendais complètement fou !


Citation:
Rapport du Paladin Lawener.
( Page 6/8 )

Beaucoup de passages sont noircis par une censure dont personne ne connait l'origine ni la raison. Le texte en ressort décousu et parfois incompréhensible.
Le document est âgé de plus de 300 ans.

« Jour 10 de notre pourchasse.
J'ai encore du mal à comprendre ce qu'il vient de se passer. Le soleil n'est levé que depuis quelques heures, mes hommes se reposent. Ou plutôt, ils se sont tous écroulés, épuisés par le sanglant affrontement que nous venons d'essuyer. J'ai... J'ai deux morts à déclarer dans ce rapport. Lyctia et Orhandro. Une sorcière et l'un de mes paladins. Comment la situation à pu me faire perdre deux de mes éléments ? C'est bien ça qui me tient éveillé. Qui m'empêche de trouver un repos pourtant mérité.

[…]

Nous avancions avec l'espoir d'attraper Yshuan dans la nuit. Ses traces étaient de plus en plus récentes et de plus en plus évidentes. Il avait peur, je le sentais à son empressement à nous fuir. Au milieu de la nuit, nous avons réussi à le coincer […] Le combat battait son plein […] S'enfuyant sur le dos d'une gargouille faite d'os, de minerais et de matière organique en décomposition, Yshuan nous échappait pour la seconde fois. Lyctia gisait au sol, morte, alors qu'Orhandro se faisait mettre à mort par le second sorcier.
Qu'a-t-il bien pu se passer !? Qu'ai-je raté ? »


C'est pourtant simple... mais pour un paladin fanatique, c'est une toute autre histoire. Depuis déjà plusieurs jours je torturais l'esprit de cette pauvre sorcière. C'était la plus faible du groupe, celle qui traînait, qui avait peur et qui ne cessait de trembler quand la nuit posait son linceul sur le groupe. Il me fut facile de créer un pantin me ressemblant. Un jeune fermier de ma carrure servit de base à mon jeu de « couture ». Les laissant foncer sur ma marionnette et mes zombis, je m'approchais de la sorcière et brisait son esprit d'un simple regard. Oooh que j'ai aimé la voir attaquer cet idiot de paladin en le prenant pour sa plus grande hantise. La réplique fut immédiate et sanglante ! Je me suis amusé, mais il me fallait partir. Les paladins ne mettent jamais longtemps à découvrir la supercherie.

Citation:
Rapport du Paladin Lawener.
( Page 6/8 )

Beaucoup de passages sont noircis par une censure dont personne ne connait l'origine ni la raison. Le texte en ressort décousu et parfois incompréhensible.
Le document est âgé de plus de 300 ans.

« Jour 35 de notre pourchasse.
[...]
Malhyamdra a succombé à ses blessures pendant la nuit. La pauvre ne cessait de se […], une véritable perte pour notre groupe désormais réduit à cinq membres. Nous venons de perdre notre dernier Aède et je vois dans le regard de notre Clerc qu'il n'est pas loin de craquer.
J'aimerais remonter le moral de ma troupe, mais comment y parvenir alors que moi-même...? C'est une horreur que nous vivons là. Mais je sais que nous nous rapprochons du but. Ce monstre ne pourra pas fuir éternellement. »


Oui... Ça me revient comme les effluves d'un délicieux parfum. Lors de chaque montée de lune, j'envoyais mes petits pour qu'ils torturent ces idiots. Un à un, je les faisais tomber dans l'ivresse de mes ténèbres. Un à un ils se suicidaient... ou devenaient mes marionnettes. Mes chères et macabres marionnettes ! De mes fils d'ombre je les faisais s'entre-tuer. L'esprit briser des daevas devenaient mon terrain de jeu préféré ! Je me vautrais dans les gémissements de leurs âmes torturés... Je venais à eux, émergeant des ténèbres et je les emportais comme une bête noire ravissant ses proies ! Mais... c'était là mon plus grand pêché. Mon erreur.

(Première partie, fin.)
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Anithia
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Lun 15 Fév 2010 - 6:54

Citation:
Rapport du Paladin Lawener.
( Page 8/8 )

Beaucoup de passages sont noircis par une censure dont personne ne connait l'origine ni la raison. Le texte en ressort décousu et parfois incompréhensible.
Le document est âgé de plus de 300 ans.
« Je clos ce rapport avec ces quelques derniers paragraphes qui décriront le combat final contre Yshuan le Marionnettiste.
Au bout du cinquantième jours de pourchasse, parvenus au sommet d'une colline, nous l'avons vu se tenir dos à nous. Le vent balançait ses cheveux dans un tourbillon paresseux. Son long manteau claquait à ses chevilles et il tenait ses bras grands écartés, semblant embrasser la lune qui s'élevait dans le ciel. S'il était seul, nous pouvions sentir les ombres s'agiter à ses pieds comme autant de vermisseaux répugnants. Nous n'étions plus que trois. Trois paladins éreintés, aux yeux hagards et aux traits tirés. Nous n'avions qu'une poignée d'heures de sommeil depuis des jours, marchant sans relâche et tuant des zombis et autres pantins à la pelle depuis des heures... nous savions qu'Aïon chargeait nos bras de sa colère et que nous tuerions ce chien de nécromancien ce soir.
Lentement, Yshuan nous fit face. M'avançant, je me tenais à seulement quelques mètres de lui. Le temps sembla se figer alors que je plongeais mon regard dans le sien. Je savais les risques que je prenais. J'ai déjà vu ce que ce regard réserve aux imprudents. […] Mais cette fois, il n'y avait rien. Je ne suis même pas sur que le jeune garçon me voyait vraiment. Il semblait écouter des voix qui m'étaient inaudibles, souriant à des choses invisibles à mes yeux purs.
Allais-je attendre qu'il reprenne ses esprits !? Non. Même si son comportement me troublait, je ne pouvais pas rater une telle occasion. Depuis quelques temps, il se faisait réellement négligeant, comme s'il ne se souciait plus de nous. Comme s'il se décalait de la réalité. Sortant au clair mon épée, j'épaulais mon bouclier et m'approchait à pas lent. Mes bottes s'enfoncèrent dans la vase noirâtre sur laquelle Yshuan semblait se tenir sans être affecté par sa consistance. Un grognement m'échappa. Mon corps brûlait d'une fatigue acide et collante. Les lanières de mon armure sciait mes muscles crispés par l'effort... Pourtant, j'armais mon bras et frappé d'une estoque en plein cœur ! »


Le jeune homme interrompt un instant sa lecture, le visage crispé de douleur et d'effrois. Posant une main sur son torse, il palpe par dessus sa tunique la cicatrice au niveau de son cœur. Il ressent encore la sensation de la lame le traversant de part en part. Malgré sa renaissance, il porte encore la cicatrice de cette épée divine, trace creuse et glacée sur son corps anormalement chaud... brûlant d'une fièvre malsaine. A l'emplacement de la cicatrice, la peau est plus fine et semble si fragile ! Une fine fissure couvrant le noyaux de ténèbres qu'est désormais son cœur. Déglutissant, l'asiatique s'efforce de chasser le douloureux souvenir et se replonge dans sa lecture.

Citation:
« […] Je ressens encore son étreinte autour de ma taille. Son livre gisait au sol, ouvert mais il n'y avait que des pages blanches. Yshuan reposait tout son poids sur mon épée... je le tenais donc d'un bras, indirectement. La tête basculée en arrière, ses cheveux coulaient au sol et son visage gardait une expression surprise. Ne s'attendait-il donc pas à un tel sort !? Ses yeux fixaient la lune avant de se remplirent entièrement de ténèbres. J'ai sentit une frisson glacé couler de ma nuque quand il releva la tête pour me fixer. Comment pouvait-il encore bouger !? Paralysé, je l'observais en silence et il souffla dans un millier de murmures : Tu sauras ce qu'est que d'avoir peur du noir, stupide paladin.
J'écris sans honte que mon sang se glaça. Le Marionnettiste fut pris d'un rire bas et tendit les mains vers son grimoire. Suivant le geste, je vis les pages s'imbiber d'encre ou de noirceur... puis il y eut ce flash noir et je me retrouvais seul au sommet de la colline. Il n'y avait plus rien, sauf le sang souillant mon épée et la certitude d'avoir tué ce monstre. »


Un fin sourire étira les lèvres du jeune homme alors qu'il refermait le précieux petit livre. Maintenant, il se souvient de qui il était. Quelques murs de sa mémoire sont restaurés... Il était Yshuan, énième fils d'une femme possédant la main mise sur une grande partie de tous les bordels, transactions de drogues, d'esclaves et d'organes d'Elyséa... il y a plus de trois siècles de cela. Il fut élevé dans cette noirceur étranglée quelques années après sa naissance par Sanctum et ses paladins. Traqués dans tout les coins des terres connues, il abandonna sans un regard en arrière ceux qui se prétendaient être sa famille... délaissa ce fardeaux encombra et s'enfonça dans ténèbres. Il est celui acceptant un pacte avec une entité ténébreuse : son âme contre la connaissance de la nécromancie.
Yshuan pose un regard rêveur sur la bougie à la flamme tremblotante. Il fut le Marionnettiste, offrant au monde son théâtre de zombis et d'Abominations... mais les ombres l'avalèrent. Enivré par leurs murmures lascifs et envoûtants... il fut trahis par l'entité enfermée dans son grimoire. Le regard du sorcier se pose sur l'ouvrage maudit qu'il caresse distraitement. Lui en voulait-il ? Pas vraiment. 300 ans de lutte pour sauver son âme, des siècles d'oublis et de souffrance... une renaissance arrachée aux ombres gourmandes... Il avait vaincue l'entité, elle était à lui désormais. Il avait une nouvelle éternité devant lui. Un nouveau théâtre des horreurs à ouvrir, un monde pur à ternir...
Ses paupières se ferment mollement, sa tête bascule en arrière alors qu'il croise les mains entre ses genoux, cambré sur son banc... détendu. Il n'était plus Yshuan. Plus totalement... Il n'était pourtant pas son grimoire mais il l'était. Un hybride d'ombre et de chaires. Vivant et pourtant mort. Inanimé et pourtant... Lait-fraise. Un sourire étire ses lèvres et il ouvre les yeux. Il était Yshuan le Marionnettiste et il avait envie d'un lait-fraise. Trois siècles sans un grain de sucre ? Ça c'était une torture. Se levant, il range avec empressement les livres et sort de la bibliothèque, un vague sourire aux lèvres.

Miam... Lait-fraise, me voilà !

Une feuille s'est échappée du livre contenant le rapport du paladin Lawener. Gisant sous la table, elle est ramassé par l'un des daevas de la sagesse qui la lit de biais. Comme le reste de l'ouvrage, les écritures sont illisibles à beaucoup d'endroits.

Citation:
« […] En tant que narrateur de cet ouvrage, j'ai voulu aller interroger moi-même les survivants de cette chasse sanglante. […] morts dans leurs sommeils, comme étouffés par […] Quant à Lewener, j'ai retrouvé […] Son épouse m'a fait visiter son bureau, j'ai trouvé dans un de ses tiroirs un carnet de croquis. Il y a de nombreux dessins et esquisses. Une silhouette étrange, avec […] Dernière page, un buste sans visage, juste deux tourbillons à la place des yeux. Mais une inscription m'interpelle […] J'ai déposé des fleurs sur sa tombe, c'est la moindre des choses. Si on l'a enterré après sa mort horrible et incompréhensible, jugé en suicide... il n'en reste pas moins un héros. »


Ce qu'on dit de lui :
Aktus :
« Ce gosse me donne des frissons glacés tout le long du dos... mais quelqu'un qui demande du lait à la fraise ou à la banane ne peut pas être mauvais, n'est-ce pas ? En tout ca,s il ne dérange pas les lieux et paie comptant. »

Daevas traînant/vivant/fusionné à la bibliothèque :
« Je trouve qu'il a une grande passion pour des livres... heu... sombres et malsains. Mais ce doit être de son âge ce genre de curiosité morbide, non ? Mais... heu... je crois l'avoir vu parlé et caresser son grimoire. Je me trompe peut-être ! Ca fait quand même plaisir de voir la jeunesse s'intéresser aux livres. »

HRP/ Pffiou, voili voilou ! A vous de voir pour c'que vous pensez de lui. J'ajouterais des news au fur et à mesure. /HRP
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Sarabi
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Lun 15 Fév 2010 - 21:12

Ce que Sarabi dit de lui :

"Ce type est un barjo ! Je ne sais pas qui il est, et ni ce qu'il fait, mais il m'a suffit de le croiser une fois pour savoir qu'il n'est pas net. Une sorte de magicien noir ou que sais-je encore... *frissonne* Quoi qu'il en soit, je serais curieuse de découvrir ce qu'il fait ici... "
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Lun 15 Fév 2010 - 21:54

Ce que Yct dit de lui

Cet homme est si agreable, les visions qu'il lui offre le font jubiler et il est plutot accro a cela
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Anithia
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Lun 1 Mar 2010 - 13:49

Dernières nouvelles :

Je marchais dans la rue... Je me savais suivi pas deux soldats depuis la taverne. Un mâle et une femelle. Les bruits de pas derrière moi se sont soudainement accélérés, la plate d'une armure s'est mise à tinter avant que je ne sois violemment plaqué au sol. Mes yeux furent couvert d'un épais tissu, puis mon visage couvert par un sac. Relevé et les mains attachées dans le dos, je fut traîné le long de rues et de ponts.
Enfin, assit sur une chaise dans une pièce sombre et humide, l'interrogatoire à commencé. Des questions directes, posées sur un ton agressif... haineux. J'ai joué mon rôle, j'ai fais l'enfant apeuré. L'étudiant naïf. Mais j'étais pris, je le savais. Il y avait un mâle, le même qui m'avait attrapé et... aussi un paladin. Sa lumière me piquait comme autant d'aiguilles dans la peau. C'était désagréable, très désagréable. Je hais les paladins ! J'aurais aimé lui arracher le cœur, le lui voler pour remplacer le mien... mais ils me tenaient. Ils m'avaient entendus. Ils Nous avaient entendus. Et je m'en veux.

Laissé seul dans ma cellule, j'écoutais venir mon sorcier. Ils l'avaient convoqués... non, il était venu de lui-même. Pour moi ? Il me serait doux de penser à ça. Il est resté, il m'a aidé même. Alors que je laissais la peur me saisir face aux deux paladins devant ma cellule, ses doux murmures dans mon esprits m'apaisaient. Il m'offrit une mort rapide. Une mort dont je pourrais me remettre aisément. J'ai accepté, bien entendu. Pourquoi refuser une telle aide ? Mais à présent, j'avais peur pour lui.
S'il tombait... s'il perdait !? Que pourrais-je faire !? Je serais à nouveau seul... seul à me combattre, à me survivre. J'observais mon corps brûlé par ses flammes. Je regardais les Ars Magna m'ouvrir le corps à la recherche de mon coeur absent. Je me suis détourné, je me suis approché de mon sorcier pour le regarder mourir à son tour. Soupirant, je le laissais rire de sa mort me contentant de le contempler... mon démon au sourire renversant.

Avec sa permission, j'allais reprendre mon corps. Il me fallait l'entraîner dans les Ombres pour le restaurer, pour que je puisse m'y glisser à nouveau et me reposer. Le paladin est revenu, celui à la voix douce et au visage fin. Un ange... un vrai. Comme je le hais ! Il ne suffit que d'une piètre diversion pour les occuper. Pendant ce temps grappillé, je reprenais mon dû et m'en allait rejoindre mon mage noire... Il va falloir nous reposer avant d'attaquer à nouveau. Et c'est avec un sourire que je sais qui sera notre proie. J'ai hâte d'offrir à Sanctum une représentation dont il sera le principal acteur.
Après tout... Sanctum à aimé ma précédente pièce : "Les pleurs d'une reine noire".
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Ywain Highspear
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Lun 1 Mar 2010 - 18:04

L'épaule appuyée contre le montant de la porte, Ywain contemplait la cellule, vide de toute trace. S'il n'avait vu de ses yeux, s'il n'avait touché lui même le cadavre recroquevillé et brûlé, il aurait pu croire à une illusion.

L'homme était mort. Sous sa responsabilité. Il ignorait encore jusqu'où portaient les fils du marionnettiste, jusqu'à quel point le prévenu avait été coupable ou manipulé. Le chevalier ignorait tout de la magie noire, mais il ne fallait pas une intelligence démesurée pour comprendre que les deux combustions spontanées et simultanées avaient été une échappatoire providentielle pour les deux hommes.
Ywain ne tourna pas la tête à l'adresse du garde lorsqu'il s'approcha et vint saluer dans un cliquetis métallique.

" Les défenses magiques ont été renforcées, monsieur. La magie de l'Ombre sera désormais rejetée, comme le reste.
- Bien. Faites nettoyer les deux cellules. Il ne doit rester ni poussière...ni éther.
- Ce sera fait, monsieur. "

Manipulé ou non, l'homme portait le maléfice en lui, il avait senti l'ombre, indéfinissable et inquiétante à son côté. Un visage d'ange sur une âme de démon.
Dans sa tête résonnaient les paroles de Laynar, convaincu désormais qu'il lui fallait fuir la ville.
Se redressant, il rajusta avec soin le ceinturon de cuir qui soutenait deux sabres peu ostentatoires, d'allure fonctionnelle et s'éloigna à pas lents en direction de la sortie, sa robe de templier bruissant doucement dans l'air immobile du couloir, un pli au coin des lèvres, ses traits fins durcis par la conscience de son devoir. Sur ses lèvres les paroles de la litanie venaient se placer, silencieux rituel. Protéger le faible, servir Aion...

Et traquer la Bête.
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Lysalia
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Lun 1 Mar 2010 - 18:05

Ce que Sylista en dit :

"un type etrange, je l'ai croiser qu'une fois, mais sa seule presence me met mal a l'aise *frissone*"
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Anithia
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Jeu 4 Mar 2010 - 4:01

Dernières nouvelles :

Seul. Je me sens vraiment seul. Caressant la joue de mon corps, je bascule en avant et je le réintègre sur un coup de caprice. Ouvrant les yeux, je fixe le plafond et je me redresse lentement. Ma peau est couverte de cicatrices et de plaques encore brûlées. Mais mes muscles fonctionnent, je peux me déplacer. Me glissant dans les Ombres, je réapparait sur une plage. Cantas, je crois... M'asseyant sur un rocher, je savoure le soleil et la monotonie des lieux avec les vagues répétitives et le temps qui s'égrène lentement... si lentement. Ça m'apaise, je peux penser à autre chose. Je me sens un peu moins seul pour le coup. Mais juste un petit peu moins.
Et l'assassin est venu. Cet homme étrangement doux et compréhensif avec moi... un peu comme s'il désirait m'apprivoiser. Aujourd'hui, il a réussit et je grappille la chaleur de son être autant que je le peux. Si mon corps apparait brûlant aux autres, je me sens glacé... toujours terriblement glacé. Et seul. Même si j'ai passé un instant délicieux avec lui, bien plus qu'avec mon sorcier... ce n'est pas pareil. Quelque chose me manque. Rapidement, je bas en retraite. Autant parce que je désire fuir sa présence qui me trouble et me met mal à l'aise, mais aussi parce que mon corps s'est terriblement affaiblie lors de ma sortie.

Je suis à nouveau sous ma forme d'Ombre. Rejeté de mon corps à peine arrivé dans mon refuge volé à un paysan, j'observe l'état de ce dernier et je soupires. Les brûlures sont toujours là, des plaies se sont réouverte et l'ossature semble tellement fragile ! J'ai été imprudent. Terriblement imprudent. Soupirant, je me réfugie encore sur le lit, m'allongeant à la place de mon sorcier et je tremble de froid. Si froid... je sens le Général me combattre, m'affaiblir. Je suis dans une impasse. Titubant, je rejoins à contrecoeur mon corps et je me glisse dedans. Même si je subis de violentes et régulières lancées de douleurs, je serre les dents et j'encaisse. Là, je peux combattre le Général. Je ne dois juste... pas bouger.
Combien de temps à passé ? Je n'en peux plus... je rêve de plus en plus de mes souvenirs. Ils sont éclatés, seulement des miettes qui me torturent. Cet Yshuan n'est pas ce que je suis maintenant, il n'est plus ce que je suis... Et je ne pourrais jamais le redevenir. Ça me rend fou... je deviens dingue à force. Et cette douleur... !!! Je n'aurais jamais cru que mon corps mettrait autant de temps à se refaire. Non, jamais je n'aurais cru... avoir à attendre aussi longtemps avant de pouvoir ouvrir mon théâtre sur cet homme. Ce soldat. Oui, pouvoir m'amuser avec lui. Comme ça, je ne serais pas tout seul.

Ce soir, j'ai craqué. L'énième fragment de souvenir m'est revenu. Je me suis réveillé une fois de trop seul dans ce grand lit. Même l'étreinte de ma marionnette ne parvient pas à me faire sentir mieux... au contraire. La vue de mon état pitoyable me fait chavirer. Si je suis si seul, pourquoi les autres ne peuvent pas l'être à leur tour !? Pourquoi serais-je le seul à me retrouver abandonné !? Levant mon corps blessé, je sors de la maison et je m'avance dans la forêt. Je passe l'ombre d'un arbre et me voilà ressortant en plein cœur de Verteron. L'odeur de la forêt me saisit à la gorge et je m'en éloigne le plus rapidement possible. Alors que les arbres s'espacent naturellement, je vois un corps de ferme.
Des ombres sortent mes serviteurs et d'un vague geste de la main, je les envois ravager la famille qui vit paisiblement ici. Ils disparaissent au pied du mur le plus proche, entrant dans la pièce principale. Leurs yeux sont mes yeux, je peux voir l'homme brandir la lampe d'intérieure pour tenter de chasser mes Ombres. La femme s'en va dans la chambre des enfants, mais le massacre commence déjà. Je goûte à leur sang, à leur peur au travers de mes jouets. L'homme succombe en premier, le feu se répand alors que la lampe se brise et éclabousse de son huile les tapis.

Il n'aura fallu que quelques minutes. Le silence revient et je m'éloigne entouré de mes serviteurs gorgés de sang. Je m'en vais en sachant qu'il y a un survivant... je m'enfuis en tentant d'ignorer les larmes qui inondent mes joues. La ferme est en feu, mais déjà les flammes s'estompent paresseusement. J'ai perdu pied, ce soir et j'entends le rire du Général qui résonne en moi. Ce soir plus que jamais, je me sens terriblement seul alors que rentre à mon refuge, j'y laisse mon corps épuisé et je m'en vais trouver Sanctum.
Sous cette forme, je ne peux pas faire grand chose. Non seulement j'ai l'apparence d'Yshuan lorsqu'il était encore humain, mais je suis sensible à tellement de choses... mais j'ignore le danger dans lequel je m'expose en venant dans la citée de la lumière. Je suis attiré par l'aura d'un paladin et je me retrouve près d'un mariage. Je recule, ignorant les Ombres qui veulent me récupérer. Elles s'inquiètent, elles s'affolent de mon comportement mais je ne veux pas être seul alors j'attends.

Rapidement, je me retrouve face à l'Ange et au Lion. Mon bourreau et ma proie... Les observant tour à tour, je me plais à les écouter, à leur parler et à être tout simplement le centre de leur attention. J'existe, n'est-ce pas ? Je ne suis pas qu'une Ombre parmi les autres, non ? Le Lion me hait et je savoure ce sentiment comme un bonbon que je ferais rouler sur ma langue. S'il me déteste, il n'aura de cesse de me chasser et je n'aurais de cesse d'avoir quelqu'un à qui parler. Ca va être amusant. Oooh oui !
Alors je décide de les énerver un peu plus. L'Ange est si sensible, s'il voit ma mise en scène de tout à l'heure il me chassera de toute son âme lui aussi. Ce paladin sera-t-il plus sauvage et drôle que Lawener !? Je l'espère tellement... Je leur dis pour le massacre de la ferme, mais je me tais sur le survivant. Ils n'auront qu'à la trouver et s'ils échouent alors cette mort sera la leur et pas la mienne. Je me détourne, observant les Ombres qui frémissent. Je ne veux pas y retourner. Je vais être encore tellement seul. Si... seul. Fermant les yeux, je laisse les mains avides me saisir. Avant d'être avalé, j'entends le Lion rugir après moi.
Alors je souris à nouveau.
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Ywain Highspear
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Jeu 4 Mar 2010 - 7:01

Le silence crépitant s'étirait en lourdes flaques d'ombre.

Assis sur un banc, les deux bras étendus de part et d'autre du dossier, Ywain offrait son visage au ciel et à la pluie nocturne. Les yeux clos, les lèvres entrouvertes, il s'efforçait de faire le vide dans son esprit.
Les paroles du serment vinrent d'elles même se placer sur ses lèvres muettes.

Mon bras protège le faible...

Il gisait au milieu de la cuisine, un cri d'horrible souffrance encore peint sur ses traits déformés. Ses entrailles...arrachées...dévorées par l'ombre...
Ywain avait ensuite conduit ses pas vers la chambre, se doutant de ce qu'il allait y trouver...

Les gouttes de pluie roulaient sur ses joues et détrempaient ses cheveux dénoués tandis que la vision suivante s'imposait à son esprit. Sur ses lèvres, le second serment se prononça de lui même.

Je serai le bras armé du bien et du droit contre l'injustice et le mal...

Jetée en travers d'un lit, sa colonne vertébrale avait été arrachée. L'odeur du sang. De la chair brûlée. Son regard s'était porté sur les quatre petits lit.

Le visage d'Ywain retomba sur son torse, ses cheveux empesés par la pluie lui retombèrent devant les yeux. Sur ses lèvres, la litanie refusa de s'arrêter.

Je ne fuirai pas devant l'ennemi...

Ses pas incertains avaient suivi les traces de sang, son regard, légèrement luminescent dans la pénombre s'était arrêté sur les restes déchiquetés d'un tout petit corps. Un autre gisait sur les lits, près de sa mère. Une flaque de sang sur les draps l'avait poussé à lever les yeux sur le troisième enfant, cloué au plafond, les membres arrachés et fixés près de lui à quelques centimètres de leur point d'attache. Il avait également été énucléé.

Je serai libéral...et généreux...

Sous ses pieds, une latte de bois avait rendu un son creux. En dessous, une enfant s'était cachée, couverte de sang et de fluides ignobles. Rassurant, il l'avait prise dans ses bras et avait caché à sa vue l'horrible massacre, tandis que ses traits s'étaient durcis. En fermant les yeux, il s'était efforcé d'oublier la colère, d'irradier douceur, bonté et calme.

Au dehors, il avait confié l'enfant à Laynar et était revenu prier pour l'âme de ces inconnus, et s'occuper de les faire enterrer par les villageois.

La pluie s'était arrêtée depuis de longues minutes.
Après avoir noué ses cheveux en une tresse d'allure barbare, il posa une main caressante sur l'étui du violon qu'il avait protégé de son manteau, puis en sorti l'instrument qu'il accorda en silence.
Tandis que la mélodie s'élevait dans les airs et invitait les morts au repos, comme une promesse, le dernier serment flotta sur ses lèvres soumises.

Je ne mentirai jamais et serai fidèle à ma parole...
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Velycia
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MessageSujet: Préparation à la bataille....   Ven 5 Mar 2010 - 7:33

La Lycan discuta un moment avec Yshuan sous sa forme d'ombre, se promenant entre le monde réel et un royaume qu'elle voulait oublier de son passé, celui des ombres. Cette homme au visage si doux et jeune avait été humain et semblait avoir tellement souffert. Elle remarqua que sous cette forme il était aussi gentil et humain que quand il vivait autrefois. C'est lorsque cette forme regagne son corps que le Général, qu'elle avait bien connu, agissait sur lui comme une double personnalité et le rendait si amère et cruel.

Bien qu'elle savait qu'au fond il n'est qu'une des nombreuses victimes des Grands Seigneurs des ombres, le fait qu'il veuille qu'elle devienne sa gardienne la dégoutait. Jamais elle ne voudrait revenir dans se cauchemar. Elle le regarda bien déterminer à se battre et même à mourir pour ne pas lui laisser la possibilité de réussir.

Après avoir brisé les ronces qu'il avait envoyé sur elle, il partit la laissant là. Elle était dans la taverne devant Aktus, prise de colère elle frappa sur le comptoir le cassant en deux. Elle soupira regarda les dégâts et Aktus prit de peur contre le mur, elle lui laissa une lourde bourse pour payer les réparations puis partit des lieux. Elle se répéta qu'une chose....

" Prépare toi Yshuan, tu perds rien pour attendre la bataille ne fait que commencer."
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Feanarod
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Ven 5 Mar 2010 - 21:09

Le sombre mage, autrefois Elendarian, désormais autre, trouvait ce petit être si attirant si sympathique, si maléfique, et si sensible en même temps.
Il lui avait juré de ne plus jamais le quitter, désormais lui serait prêt a se dresser contre tout ceux qui voudraient lui porter malheur, quelqu'en soit le prix, d'autant plus si la personne en question n'avait rien d'un Daeva
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Anithia
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Ven 5 Mar 2010 - 23:51

Je me cache, bercé dans les bras de mon compagnon retrouvé. Mon sorcier m'est enfin revenu et si sa présence m'apaise, si ses mots ont su calmer ma solitude... je reste avide de contacte, de présences autour de moi. Maintenant que je sais le Lion et l'Ange après moi, je ne veux pas les perdre. Un vague sourire étire mes lèvres alors que je me blottis contre le corps brûlant de mon Mage des Flammes. Je sens encore sur lui l'odeur du bois et des corps calcinés. Cette nuit, il a décimé tout un village pour marquer son retour. Son étreinte se rafermit sur moi et je lâche un soupir d'aise tout en fermant les yeux. Oui, je veux être le centre des attentions... que ce soit pour m'admirer, m'aimer ou me détester. Je ne veux plus jamais être seul.
L'enfant est né... Le Lion esseulé n'a même pas le droit de le voir. Des Ombres, je l'observe se saouler. Il m'ignore, toute son attention est tournée vers cette femme : Zuri. Pourquoi n'est-il pas à ma poursuite !? Je ne comprends pas son intérêt obsessionnel pour ces deux pitoyables créatures. Je doit être toute sa vie, après tout c'est lui qui a commencé à me courir après, n'est-ce pas ? Il ne peut plus me délaisser. Plissant des yeux, je me laisse aller à réfléchir. Il y a bien Velycia dans la taverne, à écouter mon Lion se plaindre et rager... mais la présence de cette prêtresse à la peau sombre m'empêchera d'agir à ma guise. Frustré, je me détourne du tableau pour me plonger dans les Ombres et revenir à mon compagnon. Son regard de braise se pose sur moi et je frissonne.

Le Lyceum grouille de prêtres. Ma magie est atrocement réduite ici... Je ne pourrais pas lancer mes fils d'Ombre pour tenter de posséder la femme, je ne pourrais même pas la faire plonger dans mon monde et l'y torturer. C'est frustrant, mais je peux faire bien pire dans un sens. De sous le lit de la chambre plongée dans la pénombre, j'étale mon Ombre jusqu'à recouvrir le sol. Émergeant des ténèbres, je pose aussitôt mon regard sur Zuri qui dort avec le bébé collé à son sein. Observant un peu les alentours, je remarque sur la table de nuit l'orbe qui permet aux daevas des Ars Magna de parler entre eux. Hm... Non, même si l'envie de voir mon Ange me séduit, la situation ne me permet pas de caprices. Prenant le cristal, je l'écarte du lit.
Me penchant au dessus des deux êtres, je prends avec délicatesse l'enfant. Inspirant, je verrouille mon regard pour ne pas capturer l'âme du nourrisson et je le tiens dans mes bras. Je ne peux pas faire de mal à l'enfant de mon Lion. Non... je vais en prendre soin. Attrapant une couverture, j'enroule le bébé puis je le maintient doucement contre moi avant d'aller m'asseoir sur une chaise. La femme se réveille, pose les yeux sur moi et je la contemple. Elle a l'air épuisé, mais elle reste étrangement calme et ce, même si je tiens son enfant.

Souriant, je lui explique d'une voix basse la situation. Hors de question de réveiller le petit avec ma haine et mes cris. Je sais me contrôler, même si j'ai très envie de faire souffir Zuri, je me retiens pour le moment. Je l'aurais plus tard, rien ne presse encore. Confortablement assit dans la chaise, je lui dis qu'elle torture mon Lion à ma place et que je ne peux pas l'accepter. Laynar doit être tout à moi et les actes de cette femme l'en empêche. De plus, il désire cet enfant n'est-ce pas ? Dans ce cas je le lui donnerais. Souriant de plus belle, j'ignore ses arguments, ses mensonges... comment peut-elle dénigrer l'amour obsessionnel qu'à mon Lion envers elle !? Ma colère monte d'un cran.
Concentrant ma magie d'Ombre, je protège le nourrisson de la corruption avant de plonger dans les ténèbres. Derrière moi, j'entends la porte s'ouvrir. Je ne laisse derrière moi que trois Ombre mineurs. Elles ont pour simple mission que tuer Zuri. Je ne peux pas me permettre à cette femme de rester en vie. Le Lion est à moi et j'ai désormais sa progéniture. Il va me suivre désormais... la représentation peut continuer. Je ne serais jamais plus abandonné. Je ne serais plus aussi seul maintenant.

Je me tiens au beau milieu de la chambre, fixant la petit chose se tortillant dans mes bras... gazouillant et observant autour d'elle de ses grands yeux encore aveugle. Elle ne doit voir que des silhouettes à cet âge là. Hn... Posant un doigt sur son ventre, j'appuie un peu pour la faire couiner et elle me saisit aussitôt le doigt avec une force surprenante pour sa petite taille. Ouvrant de grands yeux, je relève la tête pour fixer les alentours, dubitatif.
Mais qu'est-ce que je vais en faire moi... ???
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Feanarod
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Sam 6 Mar 2010 - 0:02

Le sombre sorcier a rapidement ressenti l'inquietude de Yshuan, ce sorcier qui compte tellement pour lui, et n'a pas eu a faire beaucoup d'effort pour en découvrir la cause, l'enfant de Laynar, celui ci serait furieux, il ferait des erreurs et agirait betement, quoi de mieux pour se venger de celui qui a eu l'audace de porter sa lame sur lui... le sombre sorcier veillera sur Yshuan comme il le ferait pour ce qu'il reste de son âme
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Anithia
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Dim 7 Mar 2010 - 7:16

La nourrice allaite l'enfant pour la énième fois, lui chantant berceuses sur berceuses pendant que je suis en train d'écouter les Ombres. Plus que jamais, je m'intéresse à ce qu'il peut bien se passer dans le monde de Lumière. Esquissant un pâle sourire, je m'appuies plus confortablement contre l'encadrement de la fenêtre qui reste désespérément close depuis que le nourrisson est là. J'étouffe si la pièce n'est pas aérée, je ne peux pas entendre le bruissement du vent dans les arbres, ni sentir son souffle tiède sur ma peau... mais la bestiole pourrait attraper froid apparemment. Pour ce que je m'y connais en bébé, je laisse ma marionnette s'en occuper avec fanatisme. Fermant les yeux, j'écoute la berceuse emplir ma tête d'une certaine mélancolie. Pourquoi ce genre de chanson que l'on murmure aux enfants ne sont jamais joyeuses !? C'est à se tirer une boule de feu en pleine tête !
Dans le millier de murmures des Ombres, j'entends enfin la voix de mon Lion. Ouvrant subitement les yeux, je me redresse pour poser mon front brûlant contre la vitre glacée de la fenêtre et je fouille la nuit des yeux... comme si je pouvais le voir devant moi. Le sourire qui fleurit sur mes lèvres se fane dès que je comprends que Laynar est avec cette femme. Je sais qu'elle est toujours en vie, mes Ombres ont échoués à la tuer à plusieurs reprises depuis que je l'ai rencontré au Lyceum. Déjà dans cette chambre, puis dans le temple où ils ont eut la bêtise d'aller me chercher ! Serrant les dents, je lâche un feulement bas qui alarme la nourrice-marionnette. Cette pauvre créature est vraiment pitoyable. Je veux des jouets plus résistants... j'en veux qui garderont leur personnalité tout en se pliant au moindre de mes caprices.

Il y a bien cette lycanthrope que je convoite, mais je n'ai pas encore assez de force pour la soumettre... même si un plan commence à germer dans un coin de ma tête. La Louve se doit juste d'attendre, son tour viendra. Pour le moment, il me faut séparer le Lion de cette femme. Je ne veux pas qu'il se détourne de moi !!! Même si j'ai son enfant, une progéniture peut se refaire... s'il reste avec Zuri, alors il peut finir par m'oublier. C'est hors de question. Le Lion est à moi et à moi seul. Même si mon Sorcier veut l'achever après l'avoir fait souffrir, moi je veux continuer ce jeu éternellement. Ouvrant une fissure, je me tourne vers la nourrice qui prend l'enfant après l'avoir soigneusement empaqueté dans un linge. Inspirant, j'éloigne la corruption du petit machin et je plonge dans le portail à la suite de ma marionnette et du précieux colis.
La voix de Laynar me mène jusqu'à... Poéta !? Grondant, j'affiche clairement mon mécontentement d'une grimace boudeuse. Ce lieux est trop paisible, trop doux et surtout sous la protection de ces fichus buissons radoteurs ! Mes pouvoirs vont être atrocement limités. En plus de maintenir la faille d'ouverte, je ne pourrais pas invoquer plus de deux ou trois Ombres inférieures. Une maigre protection face aux deux Daevas que je vois à quelques mètres de moi. Pfff... des mots d'amours échangés, des regards larmoyants et des promesses idiotes. Comment ose-t-elle récupérer mon Lion après le mal qu'elle lui a fait !? Me tournant vers le bébé, je l'observe se mettre à pleurer sous les ondes néfastes que je dégage sous la colère.

Et ils me remarquent... aha ! Souriant d'être à nouveau le centre d'attention, j'observe le Lion se précipiter vers moi, suivit par cette idiote. Celle-ci se présente à moi, étrangement calme et vient réclamer son enfant. Tsch ! Elle ne mérite pas ce petit truc gigotant. Laynar est le seul à le mériter ici. Il sera le seul à le récupérer un jour ou l'autre. Observant l'enfant, je tente bien de lancer le dialogue mais les deux parents sont trop aveuglé pour entendre raison... et d'un rugissement puissant le fauve se jète sur moi. Réagissant, j'invoque autant d'Ombre que je le peux... seulement deux répondent à mon appel. Rah ! Je hais Poéta. Tout est si mignon que ça en devient écœurant, surtout au milieu de cette forêt. Une nymphe vient même se baigner par ici, c'est pour dire !
Me tenant près d'un arbre, la nourrice-marionnette derrière moi avec l'enfant, j'ordonne silencieusement à mes Ombres de tuer Zuri et d'immobiliser le Lion. Si la première parvient à tenir le fauve à terre après un combat acharné durant lequel le templier finis avec les ailes brisées, les côtes en bouillies et le visage en sang... la seconde Ombre rate pitoyablement ses attaques sur l'aède ! Frustré, je chasse la nourrice et le bébé. Hors de question de leur laissé mon précieux paquet ! Cette femelle idiote ne mettra jamais la main sur sa progéniture tant que je n'en aurais pas finit avec elle.

Et puis, tout dérape. Comme au ralentis, je vois Zuri se relever d'un dérapage, esquiver habilement la charge de mon Ombre et se jeter dans la fissure. Dans mon dos, le Lion hurle le prénom de son épouse avec désespoir. Ouvrant de grands yeux, je dois avouer que je ne m'attendais vraiment pas... à ça. Un lent sourire étire mes lèvres avant que je ne me mette à rire. Quelle délicieuse situation ! Un autre plan, bien plus doux que la mort de la femme, me vient en tête. Rappelant mes Ombres, je salue amicalement Laynar puis je m'en vais retrouver la femme qui fait courageusement face à la Horde d'Ombres. Son regard d'or brille de détermination et de haine, je ne ressent aucune peur, ni même de regrets, émaner d'elle.
Alors... Alors je ne peux m'empêcher de la désirer et je sais que mon nouveau plan fonctionnera à merveille. Il ne peut pas échouer. Elle ne peut pas refuser l'offre que je vais lui faire. Avec douceur, je lui pose la situation en quelques mots. Son enfant est en bonne santé, je me suis assuré de lui apporter tout ce dont il a besoin... sauf l'amour que seul une mère peut lui offrir. Je lui dis qu'elle va mourir si elle désire combattre, qu'elle n'aura pas la force de sortir d'ici intacte. Elle finira folle dans le meilleurs des cas. Alors je lui propose quelque chose de tout bête : Son âme contre la vie sauve de son bébé.

Elle accepte. Elle est désormais à moi. Oooh... ce fut dur. Elle a posé ses conditions, elle a tenté de me tromper et de me faire commettre des faux pas pour rompre le contrat dans ses clauses mêmes... mais je ne suis plus l'Yshuan naïf qui se laisse tromper par le murmure des Ombres. Je suis aussi le Général, celui-là même qui trompe les autres depuis des centaines et des centaines d'années. On ne peut pas m'avoir aussi facilement. Alors je la laisse faire et j'accepte ce contrat :
"Zuri Niobé Sajni me concède sa liberté et son âme. Elle me devra entière obéissance et ne pourra en aucune façon nuire à ma personne. En contrepartie, je lui laisse sa personnalité et la libre gestion de ses actes tant que ses actions n'entreront pas en contradiction avec son vœux d'obéissance et de protection à mon égard.
En contrepartie, moi Yshuan dit le Marionnettiste, je m'engage à ne jamais blesser sciemment et d'aucune façon que ce soit Laynar Eltheniel et l'enfant né de l'union de ces deux daevas."

Pour achever d'accepter de me donner son âme, ma Poupée réclama de moi que j'aille donner l'enfant au Lion et que je lui rende l'alliance tout en lui transmettant un message bien précis : oublier Zuri, vivre heureux et trouver une autre femme pour continuer son existence. Tsch ! Qu'esperait ma Poupée en m'envoyant dire de telles choses ? Que j'allais rompre le contrat car j'aurais ainsi fait souffrir Laynar ? La pauvre enfant... Le messager n'est jamais tenu responsable des messages qu'il apporte. C'est bien connu pourtant ! Me délectant de la souffrance du soldat, je suis retourné alors dans mon Monde d'Ombre pour la rejoindre. Que vais-je faire d'elle ? Je ne sais pas trop. Mais une chose est sur : ma prochaine pièce, ma future représentation sera grandiose !!!!

(Pour les curieux... j'ai trouvé THE chanson qui m'inspire plus que jamais pour écrire les "dernières nouvelles" ainsi que le Background/Chronique d'Yshuan. Il s'agit du groupe 30 seconds to mars, album This War, chanson Kings and Queens. Ensuite je me lance sur du Pink, du Système of a down, quelques tubes japonais aussi...)
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Zuri
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MessageSujet: Re: Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)   Dim 7 Mar 2010 - 13:47

(J'ADORE cet album de 30 seconds to Mars)

La tragédie d'un coeur.

Zuri était entrée dans ce sinistre portail, c'était un piège, elle le savait mais son bébé avait plus de valeur a ses yeux que sa propre vie. Elle a à peine entendu Laynar l'appeler, trop tard.

Une lande désertique, un sol gris poussière pour un ciel de feu, la steppe désertique était giflée par un vent froid et Zuri rencontre rapidement ses habitants : des dizaines de centaines d'ombres bestiales qui se pourlèchaient déjà les babines de la petite lumière qui vient d'entrer dans leur monde. Elle est déjà en garde. Elle n'avait peur de rien, elle ne craignait personne, elle était indestructible ! C'est alors qu'apparait le magicien noir. Il a l'air désolé de la venue de la jeune daeva ici. Elle, elle ne veut que son fils. Il lui propose deux choix : le servir et pouvoir serrer son fils contre elle pour l'éternité ou se battre contre ses centaines de nouveaux admirateurs. Elle demande a voir son fils, le mage le concède, il lui attrape la main et les emmène tout les deux dans une chambre ou le bébé est allongé dans un berceau en compagnie d'une nourrice. La nourrice s'écarte pour laisser la place a la mère. Il allait bien...

Contre son assujetissement, elle pourrait vivre avec son fils. Quelle mère souhaiterait une telle vie pour son enfant ? Marchander... Il fallait marchander avec lui. Rapidement les termes changent au profit de Zuri. L'enfant serait donné au père, le mage noir ne pourra faire de mal aux hommes de sa vie. Le souvenir désagréable de voir Laynar sous le poids d'une de ces créatures impie, de voir les ailes déchirés de son bel ange ou encore son sang perler son visage était désagréable pour la jeune mère...

Que pouvait-elle faire d'autre ? Combattre ? Tuer un a un chaque ombre qui réapparaitrait indéfiniment ou tenter de sauver sa famille par son sacrifice ? Il allait la vouer a accomplir des choses horrible. Mais qu'est ce que cela contre la sécurité de sa famille ? Contre l'assurance que ses deux hommes vivent ensemble et heureux ? Laynar avait été éloigné déjà trop longtemps de son fils, il fallait y mettre un terme. Il avait droit de s'occuper de son fils. Qu'aurait elle donné pour la sécurité de ces petits yeux jaunes ? Pour ces grands yeux gris ? Elle donnerait sa vie. C'était son role de matriarche.

Elle serra son fils contre elle, les larmes roulant déja sur ses joues. Le destin prenait un malin plaisir a jouer la même scène. Horrible orchestre tragique bloqué sur la même portion d'une partition aussi profonde que la détresse de la jeune femme. Elle avait parfaitement marchander, il ne manquait plus que le coup de grâce.

Elle retira son alliance et la tendit au mage en lui demandant de dire a Laynar qu'elle l'aime, qu'il doit être heureux sans elle, avec une autre. En disant cela, le mage fera souffrir Laynar et libérera Zuri de son emprise, une opportunité de vaincre la secte d'un coup de génie, de protéger sa famille et de se venger de celui qui a osé poser sa main sur son fils. Il prend son visage entre ses mains répugnantes, elle écarte la tête : elle ne lui appartient pas encore. Il lui concède et prend l'alliance et le bébé. Le marché est accepté pour les deux partis, pour le signer, un simple regard franc suffit.

Si son plan a elle venait a faillir...Non il était trop tard pour cela, dans quelques secondes, elle ne pourrait plus trahir ou hair cet homme librement. Ce plan allait marcher. Son regard doré perça celui de l'homme. Très vite, elle ne ressent plus de haine pour lui, elle sent sa volonté lui échapper. Inutile de résister, maintenant, elle était a lui, elle était devenue "sa chose".

Zuri Niobé Sajni s'était sacrifiée au nom de l'amour. Une brebis poignardée sur l'autel de l'amour, semblable a tout ces personnages tragiques qui hantent les pièces de théàtre.
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Yshuan - Le Marionnettiste (BG pouvant être violent/gore)

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